Retour en prison

Avertissement de contenu : mort.


Beaucoup disent que les animaux de compagnie sont une bonne chose pour les personnes âgées. Que ça leur fais de la compagnie, une responsabilité, de l’affection, que ça les aide à survivre à l’isolement de la vieillesse. Je suis assez d’accord avec ça, d’autant que mes humains, mon couple de vieux à moi, étaient les plus gentil que j’ai pu connaître dans ma vie. Anna Desplats m’avait récupéré à la SPA alors que personne ne voulait de moi, forcément j’étais trop vieux pour attirer les gens. Mais elle, elle m’a recueillit. Et elle m’emmenait partout, en balade, à son bar, chez ses amis et sa famille, partout tout le temps. Elle m’aimait vraiment, elle voulait que je fasse réellement partie de sa vie. Et je l’aimait aussi, de tout mon cœur. Même si, pour elle, continuer à m’appeler Sakapuss comme à la SPA était une bonne chose.

Lorsqu’elle a emménagé avec son nouvel amant, Astier Labedan, j’ai eu un peu peur. Peur qu’elle m’aime moins, qu’elle n’ai plus le temps pour moi, que lui ne m’aime pas, qu’on me délaisse… Mais au final, il m’aimait beaucoup aussi, il m’emmenait avec lui quand il faisait son jogging et me tenait compagnie lorsqu’Anna était trop occupée au bar. Il était tout aussi adorable qu’Anna à mes yeux.

J’ai passé les meilleures années de ma vie avec elleux deux. Mais avec le temps qui avançait, une chose inévitable s’est produite. Anna est morte, son age l’a rattrapé. J’ai hurlé tout ce que je pouvais mais rien n’aurait pu empêcher ça. Peu de temps après, Astier est parti, lui aussi rattrapé par le temps. J’aurais voulu pouvoir attaquer cette méchante faucheuse, la faire fuir, elle qui prenait les deux seules personnes qui comptait pour moi. Elle prenait mon monde, mon amour, mon bonheur. Alors j’ai hurlé. Encore. Longtemps. Je suis resté près de leur tombes, ne pouvant me résoudre à accepter ce qu’il s’était passé.

Mais la faucheuse n’avait pas seulement prit Anna et Astier, elle avait aussi pris mes espoir de liberté. Peu de temps après la mort de mes humains chéris, la fourrière vint me chercher. J’avais beau être petit je me suis battu de toutes mes forces. Mais ils réussirent à m’enfermer dans leur cage roulante. Au début, j’ai pensé que lorsque leurs enfants respectifs, que ça soit Romain le fils d’Anna ou Astrid la petite-fille d’Astier, ont apprit la mort de leurs proches, personne n’a pensé à moi. Je pensais pourtant compter un tant soit peu pour Romain et sa famille, mais apparemment pas assez pour qu’on s’encombre de moi. Le mari d’Astrid, Théo Pujol semblait bien vouloir m’accueillir mais l’arrivée d’un enfant dans leur couple le fit changer d’avis et une fois de plus j’étais juste un encombrement pour les autres.

C’est en voyant la grille de la SPA que je compris cela. J’étais de retour ici. Là où je serait seul. Loin de ces humains que j’avais tant aimé. Je ne pourrais pas même revoir leur tombe une seule fois. J’étais de retour dans ma prison. Abandonné et oublié. Là d’où personne ne viendrait plus me sortir avant la venue de la grande faucheuse, pour moi cette fois-ci.


Écrit le 10 Prairial 229.
Repris le 21 Fructidor 229.

D’étranges bambins

« Tout de même, c’est bizarre vous ne trouvez pas, lança la femme.
— Pardon, madame ?
— Vous savez bien, ces deux bébés qui viennent de naître chez les Colard.
— Et bien ?
— Et bien ils sont pas naturels, c’est moi qui vous le dit !
— Évidemment qu’ils sont pas naturel, les Colard sont gays, ils ont du adopter voilà tout, s’impatienta Damien.
— Mais non, ils sont nés là-bas, dans la maison. Ce sont des enfants du démon ! Ils sont verts comme la peste et ont les yeux noirs comme la nuit !
— Bon, si vous ne comptez pas acheter quoi que ce soit je vous prierais de partir madame. »

Choquée, la femme s’en alla en marmonnant. Qu’est-ce qu’elle pouvait se montrer insupportable cette vielle, pensait Damien. Il savait ce qu’il en était pour sa part, et ce devait être le cas de quelques autres personnes dans le village d’ailleurs. Il était même surpris qu’elle ne fut pas au courant de quoi il retournait, à moins qu’elle ne le sache mais ai décidé de mettre les Colard dans la merde avec leurs voisins, ça n’était pas à exclure avec elle. Tout en étant perdu dans ses pensées, il rangeait et réassortissait les étagères de son épicerie, il avait tellement l’habitude qu’il faisait tout par automatisme maintenant.

Dans tous les cas, il s’agissait de toute évidence de bébés aliens, encore d’autres. Pour une raison inconnue il semblait qu’ils enlevait de plus en plus de monde ces derniers temps, et qu’ils fécondaient les mâles avec leur technologie étrange pour se reproduire. Damien se demandait s’il revenait un jour chercher leur progéniture ou s’il l’abandonnait là, tout simplement. La seconde option serait particulièrement étrange, pourquoi se donner tant de mal si c’est pour ne rien en retirer au final ? Si la première option était vraie cependant, il redoutait le moment où ils viendrait chercher sa nièce, son frère serait dévasté si cela devait arriver.

Le reste de la journée se déroula sans accroc, il en profita pour appeler son frère et parler de ça avec lui. Ce dernier était au courant aussi malgré le fait qu’il ne connaisse pas personnellement le couple en question, les rumeurs se répandent vite dans un petit village comme le leur. Il dit à Damien de ne pas s’inquiéter pour la vielle, qu’elle était de plus en plus aigrie ces temps-ci parce que les gens lui tournaient le dos à force de ne plus pouvoir supporter son caractère et ses ragots acides. Pour sa part, sa fille Serafina se portait bien, personne n’avait été méchant avec elle de part ses différences, pour autant qu’il sache.

« Au fait, tant que je t’ai au téléphone, dit Pièr, t’as essayé d’appelé ton fils ?
— Théo ?
— Oui Théo, que je sache Nicolas vis toujours chez toi.
— Non, non pas encore…
— Tu devrais, tu sais qu’il s’est marié et a eu un enfant ?
— J’ai entendu ma femme en parler, oui… Bon je, je dois te laisser, il faut que je ferme le magasin. À plus tard.

En raccrochant, il sentit les larmes lui monter aux yeux. Lui qui avait toujours voulu être amis avec tout le monde, il avait perdu son fils depuis maintenant trop longtemps et passait à coté de l’opportunité de vivre heureux avec sa famille à cause de ça. Il attrapa le téléphone, composa le numéro et se figea en entendant la voix de Théo. Il fut incapable de prononcer le moindre mot tandis que son fils répétait « Allo ? ». Au bout de plus d’une minute, Théo abandonna et raccrocha. Damien était toujours tétanisé. Il fondit finalement en larme dans son bureau.


Le 20 Fructidor 229.

Inauguration de l’université

« Ça y est, le temps de l’éducation et de l’excellence est enfin arrivé ! Désormais les étudiants ne seront plus forcés à partir loin de chez eux pour recevoir un diplôme et une éducation supérieure. Car aujourd’hui je déclare officiellement ouverte la première université du département ! Bienvenus à la Faculté… la… la Faculté Normale de Gascogne ! »

En descendant du podium sous les applaudissement de la population, la Ministre se pencha sur son assistant :

« Dites moi, Damien, vous êtes bien sûr du nom de la faculté ?
— David. Et oui, c’est bel et bien le nom qui a été enregistré sur les papiers officiel, Madame.
— C’est pas vrai… Quelle bande de bouseux ahuris, soupira-t-elle. Bon, on lève le camp, on rentre à la maison, j’en ai plus qu’assez de ce trou perdu. »

« Attends, elle a vraiment dit ce que je crois qu’elle a dit ? demanda Rachelle.
— Heu… Ouais apparemment, lui répondit Mélissa.
— On avait pas mis un véto sur ce nom stupide ?
— On a aucun véto à mettre, je te rappelle que t’es pas encore élue, chérie.
— Ça ne saurait tarder, se renfrogna Rachelle.
— Allez, va. Tu pourra toujours changer le nom quand tu sera Maire.
— Et quand j’aurais trouvé l’abruti qui a foutu ce nom dans les papiers de déclaration, oui.

Mélissa gloussa, puis elle quittèrent le lieu de cérémonie et rentrèrent chez elles.

Normale ou pas, l’ouverture d’une université promettait un avenir radieux à la petite ville.


Écrit le 19 Fructidor 229.

Sorcière !

« Bon, viens par ici Tristan, il est temps que je te montre quelque chose, déclara Suzanne.
— Quoi donc, grand-mère? »

Ils se trouvaient dans la chambre de Suzanne, un lieu totalement hors-limite pour qui que ce soit autre qu’elle. Ou ses amants. En entrant, Tristan remarqua l’énorme chaudron dans le fond de la pièce, fumant et luisant d’une façon peu naturelle. Il y avait également, outre le lit et l’armoire, un vieux grimoire posé sur un piédestal. Il savait bien ce qu’était tout ça, toute la famille le savait. Une partie des voisins s’en doutaient également mais personne n’osait rien dire.

« Est-ce que c’est… ?
— C’est un chaudron, oui, tu es perspicace fiston, lança Suzanne. Approche je te dis, je vais t’apprendre quelque chose qu’on se transmet de générations en générations, et dont Lissandre ne s’est jamais montré·e digne jusqu’à présent. Toi en revanche… »

Il approcha lentement, fasciné par la lueur émanant du chaudron et déformant le visage verdâtre de sa grand-mère. Une fois arrivée à son niveau, une odeur de souffre lui sauta aux narines, l’étouffant presque.

« Ne t’en fais pas, tu t’y habituera. Ça dégage les bronche, tu verra, ricana-t-elle. Allez, je vais t’apprendre nos secrets de famille, et écoute moi bien ou je jure que je te transforme en lama. »

Des heures durant, elle lui montra les différentes potions transmissent de générations en générations depuis des temps immémoriaux, elle lui expliqua les bases de la magie occulte qui coulait dans ses veines. Au bout de plusieurs mois de ses cours particuliers, elle le jugea suffisamment prêt pour lui transmettre le don familial.

« Ça va te piquer méchamment » prévint-elle en préparant son sort.

En le recevant, Tristan compris qu’elle ne mentait pas. Il eu l’impression de sentir sa peau fondre, ses os se briser, sa tête était en ébullition. Il tenta d’hurler de toutes ses forces mais aucun son ne sorti de sa bouche. Finalement, il tomba à terre, épuisé mais plein d’énergie, brisé mais plus fort que jamais. Suzanne l’aida a se relever et l’emmena vers son miroir. Sa peau avait pris la même teinte verte que sa grand-mère. Il resta figé un moment devant sa propre image, avant qu’elle ne lui tende une baguette :

« Cette baguette appartenait à ma propre grand-mère, prends en le plus grand soin, elle est très puissant et ancienne.
— Je te le promet grand-mère. »

À partir de ce moment, Suzanne su qu’elle pouvait partir en paix en sachant que la tradition familiale ne serait pas perdue avec elle. Elle ne le savait pas mais une fois son heure venue, c’est Tristan lui-même qui initierait sa sœur Estelle et son parent Lissandre à ce don particulier. Un don qui servirait grandement Lissandre dans sa quête vers le sommet de la pègre locale.


Écrit le 18 Fructidor 229.

Un immense château

Des pas raisonnaient dans le long couloir, approchant lentement. Ils pénétrèrent dans l’immense salon, on les entendaient distinctement maintenant. Une main se posa sur le flanc de Rachelle. À son contact, sa peau hâlée se hérissa. Elle se retourna alors et étreint la personne en face d’elle, enfonçant son visage dans son cou tandis qu’elle la serrait fort.

« Qu’est-ce que tu pense de cet endroit alors ma chérie ?
— Tant que je suis avec toi, Mélissa, ça me convient, souffla Rachelle en relâchant son étreinte.
— Alors on le prends. » répondit Mélissa en replaçant sa mèche brune. Elle l’embrassa alors tendrement avant de retourner voir la propriétaire pour signer l’acte de vente.

Le château était immense, présent depuis des lustres mais malgré tout en excellent état. La famille précédente le possédait depuis si longtemps que les générations se perdaient dans l’histoire. Mais aujourd’hui, la seule héritière n’avait plus les moyen de le faire entretenir et elle était contrainte de s’en séparer et de partir vivre ailleurs. Mélissa au contraire venait de faire fortune grâce au brevet scientifique qui avait permis de faire grandement avancer le vaccin contre la rage des lamas, un fléau auquel on ne pensait plus trouver de remède depuis des dizaines d’années.

Grâce à ça, elle pouvait désormais vivre comme elle l’avait toujours voulu : dans le luxe le plus total. Elle avait même pu aidé sa femme à se lancer dans la politique en payant sa campagne électorale. Elle espérait l’aider à réaliser son rêve, devenir Maire de la ville. Quant à elle, elle pu se lancer dans une carrière de sportive, l’argent de son brevet lui garantissant une retraite anticipée confortable. Peut-être même qu’elle serait repérée dans une grande équipe un jour, et qu’en plus de la richesse elle connaîtrait la popularité dont jouisse les légendes sportive.


Écrit le 17 Fructidor 229.

Tête de nœud

Avertissement de contenu : homophobie.


« T’es vraiment un con tu sais Damien, déclara Pièr.
— Merci, ça fait toujours plaisir venant de toi.
— Non mais, sérieusement, je te comprends pas sur ce coup là, c’est quoi ton problème ?
— Je… je sais pas écoute, il m’a surpris et j’ai pas su comment réagir, avoua Damien.
— Et ce qui t’es venu naturellement c’est lui gueuler dessus ? Tu sais que tu viens de perdre définitivement ton fils avec tes conneries ? »
Damien resta silencieux, regardant les étoiles assis sur les marches de son porche. Son frère avait raison, lorsque Théo lui avait avoué être bisexuel il aurait du réagir comme sa femme et sa fille et l’accepter et le soutenir, mais les années de bourrage de crâne par ses propres parents l’avaient rendu quelques peu reluctant à ce genre de choses. Maintenant son fils et lui étaient plus en froid qu’il ne pourraient jamais l’être, et il le regrettait profondément.

« Je ne pense pas pouvoir réparer ce que j’ai fais » lâchât il finalement.

Un nouveau silence lourd de sens pesa sur les deux frères, chacun perdu dans leurs pensées.

« Tu savais que mon fils était en fait ma fille ? demanda Pièr.
— Pardon ?
— Elle est trans, elle m’a dit ça il y a quelques jours. J’aurais probablement du le voir venir avec le recul. Mais j’ai encore un peu de mal à m’y faire je t’avoue.
— Attends attends, de quoi tu parles ?
— C’est simple, on pensait que c’était un garçon et on l’a traitée comme telle, mais en fait il se trouve que c’est une fille, expliqua Pièr.
— C’est si compliqué que ça de reconnaître le sexe d’un alien ?
— Ça a rien à voir avec le sexe tête de nœud, c’est une question de genre, de comment tu te sens et de comment les autres te perçoive.
— Ah, d’accord, répondit Damien, incertain d’avoir réellement compris de quoi il s’agissait.
— Elle voulait que ça soit moi qui t’en parles parce que… Tu vois bien pourquoi elle voulait que ça soit moi qui t’en parles.
— Parce que je suis un gros con réactionnaire et intolérant ?
— Elle s’appelle Serafina maintenant au fait, dit Pièr sans faire cas de la réponse de son frère.
— C’est joli.
— C’est ce que je lui ai dit.


Écrit le 16 Fructidor 229.

La Protection dont ce village a besoin

Avertissement de contenu : Mention de mort.


Depuis quelques temps, les cambriolages et autres larcins semblait se multiplier en ville, en tout cas la télévision et les voisins ne parlaient plus que de ça. Et pour cause : il n’y avait personne pour protéger les habitants, pas de police, pas de commissariat, rien. Ambre en avait assez, iel voulait protéger sa famille coûte que coûte, peu importe si il n’y avait pas les fonds pour engager des policier ou faire construire un commissariat, iel ne resterait pas sans rien faire face à cette vague de crime.

Iel avait beau n’avoir aucun entraînement ou formation, iel fournirait la protection dont ce village avait grand besoin. D’autant plus que certaines rumeurs concernant les Manchoulas faisait froid dans le dos. Des histoires de pègre, de sorcellerie, de mort soudaine. Notamment dans cette famille, la sœur de la matriarche était morte brûlée, soit-disant suite à un incendie causé par la gazinière. Tout le monde savait que tout n’était pas rose entre les deux sœurs, et que la matriarche de la famille était soupçonnée de fricoter avec des forces obscures. Le reste de la famille n’était pas non plus blanc comme neige, bien au contraire. Mais le manque de preuve et de force de l’ordre faisait qu’elles pouvaient faire comme bon leur semblait sans encourir de moindre problème.

« Plus pour longtemps, pensa Ambre, je mettrais un terme à tout ça quoi qu’il en coûte. »

Lorsque son mari appris son intention, il fut effrayé à l’idée que l’amour de sa vie risque la sienne au quotidien, seul·e qui plus est. Il tenta de l’en dissuader mais se rendit rapidement compte que c’était inutile, son choix était déjà fait. Ambre serait la seule protection dont la communauté disposerait, et sa volonté semblait inébranlable.


Écrit le 15 Fructidor 229.

Intégrer la triche dans les jeux

J’aime beaucoup les jeux qui intègre la triche directement dans leur gameplay et leur histoire.

Pour prendre un exemple qui date un peu maintenant, je jouais récemment au Sims 2 sur NDS, c’est un jeu qui se passe en temps réel (chose encore très rare à l’époque) avec des temps d’attente de 8 heures pour les constructions et les clients qui réservent pour au moins un jour, parfois plus. On se retrouve donc rapidement à ne plus pouvoir faire grand chose à par éteindre le jeu et attendre — il y a toujours des choses à faire, mais rien qui permette de patienter huit heures.

Une technique de triche très simple consiste donc à :

  1. Avancer l’heure jusqu’à la fin de la construction ou jusqu’à ce que les clients payent et partent, sauvegarder
  2. Remettre l’heure actuelle sur la console et charger la partie

Sauf que si tu tente de faire ça ici, le jeu s’en rends compte. Il pourrait se contenter de te mettre un dialogue chiant comme dans Animal Crossing, de te sanctionner en te retirant de l’argent ou de tout simplement bloquer la partie jusqu’à ce que l’heure de sauvegarde et l’heure de la console soient alignées à nouveau. Mais non, ici les créateur·ices ont décidé de faire bien mieux, et d’intégrer tout ça à la diégèse du jeu.

Une fois la triche effectuée et la partie rechargée avec l’heure actuelle, le réceptionniste t’appelle en te disant que tu aurait pu arriver plus tôt (*clin d’œil clin d’œil*) et t’annonce que les extraterrestres ont lancé une invasion — chose qui arrive de temps à autre et qui est amené en tout début de partie. Une cinématique se lance donc avec une horloge alien qui tourne à l’envers (*clin d’œil clin d’œil*), suivie de l’armée de l’Empereur Xizzle (le personnage qui introduit les extraterrestres et leur incursion dans Zarbville en début de partie). Puis, il y a des aliens dans tous les endroits où il peut y avoir une invasion — une invasion normale est limitée à un seul endroit — dont on doit se débarrasser, comme une invasion normale, avec le pistolet à eau (seule faiblesse connue des aliens, raison pour laquelle ils sont présents ici d’ailleurs, la ville étant au milieu d’un désert.)

C’est drôle, ludique, ça punit un peu læ joueur·euse en lui faisant bien comprendre pourquoi ça arrive et ça rentre totalement dans la diégèse du jeu, j’adore.


Le 15 Fructidor 229.

Dictionnaire des Souffrances Obscures

Concept volé au site anglophone The Dictionary of Obscure Sorrows. Mais que voulez-vous, moi aussi j’ai mes mots pour désigner des sentiments ultra précis. Et puis je suis francophone à la base, et la plupart des mots du site original passe mal dans une conversation en français.

Scalgie

Étymologie : De « scarification » et « nostalgie ».

Une scalgie est une cicatrice de laquelle on tire un sentiment de fierté, un souvenir d’un moment ou d’une période de notre vie importante à nos yeux.

Solisme

Étymologie : De « sol » en occitan.

Le solisme est la sensation de n’être que dans un seul corps à un seul endroit à la fois, et d’imaginer toutes les possibilités, les vies, les moments que l’on ne pourra jamais expérimenter, voir, vivre avant de mourir.

Topiste

L’utopiste dresse au millimètre les plans d’une construction supposée idéale, et attend que le monde vienne se couler dans ce moule. Le topiste, lui, bricole et expérimente à partir de lieux et d’objets qui sont à portée de main. Il ne construit pas de système, mais cherche toutes les occasions et possibilités d’améliorer son environnement.

Source : Le Chômeur Heureux

La prédestination des passes-temps dans les Sims 2

Dans l’extension des Sims 2 Quartier libre, les passes-temps ont été ajouté. Ce sont, comme leur nom l’indique, des passes-temps auxquels les sims peuvent se consacré. Au plus ils font des actions en rapport avec un passe-temps, au plus leur attrait envers ce dernier grandira. Mais à la création d’un sim, un passe-temps en particulier lui est attribué en tant que passe-temps de prédilection. Au fil du jeu tu pourra découvrir lequel c’est par une bulle d’info disant que le sim trouve ce passe temps très amusant et par le fait que le passe-temps en question sera surligné en blanc dans l’onglet correspondant. Mais il n’y a pas de façon actuellement de savoir à l’avance et de façon précise quel sera le passe-temps de prédilection de vos sims. Il reste cependant deux hypothèses.

En fonction du signe astrologique

Il semble en effet que dans le cas d’un·e Sim sortant directement du CAS le signe astrologique (si la personnalité n’a pas été changée) le passe-temps prédestiné soit relativement constant.

SignePasse-temps
BélierMusique & Danse
TaureauJeux
GémeauxSport
CancerCuisine ou Bricolage
LionMusique & Danse
ViergeScience
BalanceLoisirs créatifs
ScorpionSport
SagittaireNature ou Sport
CapricorneCuisine ou Cinéma & Littérature
VerseauNature
PoissonBricolage

En fonction de la personnalité

Une autre hypothèse, basé sur le fait que les signes astrologiques déterminent la personnalité et ai tous certains traits particulièrement haut ou bas, pense que les passes-temps prédestinés sont basés sur la personnalité des sims. Actuellement rien ne permet de le prouver à ma connaissance.