Des pas raisonnaient dans le long couloir, approchant lentement. Ils pénétrèrent dans l’immense salon, on les entendaient distinctement maintenant. Une main se posa sur le flanc de Rachelle. À son contact, sa peau hâlée se hérissa. Elle se retourna alors et étreint la personne en face d’elle, enfonçant son visage dans son cou tandis qu’elle la serrait fort.

« Qu’est-ce que tu pense de cet endroit alors ma chérie ?
— Tant que je suis avec toi, Mélissa, ça me convient, souffla Rachelle en relâchant son étreinte.
— Alors on le prends. » répondit Mélissa en replaçant sa mèche brune. Elle l’embrassa alors tendrement avant de retourner voir la propriétaire pour signer l’acte de vente.

 

Le château était immense, présent depuis des lustres mais malgré tout en excellent état. La famille précédente le possédait depuis si longtemps que les générations se perdaient dans l’histoire. Mais aujourd’hui, la seule héritière n’avait plus les moyen de le faire entretenir et elle était contrainte de s’en séparer et de partir vivre ailleurs. Mélissa au contraire venait de faire fortune grâce au brevet scientifique qui avait permis de faire grandement avancer le vaccin contre la rage des lamas, un fléau auquel on ne pensait plus trouver de remède depuis des dizaines d’années.

Grâce à ça, elle pouvait désormais vivre comme elle l’avait toujours voulu : dans le luxe le plus total. Elle avait même pu aidé sa femme à se lancer dans la politique en payant sa campagne électorale. Elle espérait l’aider à réaliser son rêve, devenir Maire de la ville. Quant à elle, elle pu se lancer dans une carrière de sportive, l’argent de son brevet lui garantissant une retraite anticipée confortable. Peut-être même qu’elle serait repérée dans une grande équipe un jour, et qu’en plus de la richesse elle connaîtrait la popularité dont jouisse les légendes sportive.

Écrit le 17 Fructidor 229.