« Ça y est, le temps de l’éducation et de l’excellence est enfin arrivé ! Désormais les étudiants ne seront plus forcés à partir loin de chez eux pour recevoir un diplôme et une éducation supérieure. Car aujourd’hui je déclare officiellement ouverte la première université du département ! Bienvenus à la Faculté… la… la Faculté Normale de Gascogne ! »

En descendant du podium sous les applaudissement de la population, la Ministre se pencha sur son assistant :

« Dites moi, Damien, vous êtes bien sûr du nom de la faculté ?
— David. Et oui, c’est bel et bien le nom qui a été enregistré sur les papiers officiel, Madame.
— C’est pas vrai… Quelle bande de bouseux ahuris, soupira-t-elle. Bon, on lève le camp, on rentre à la maison, j’en ai plus qu’assez de ce trou perdu. »

 

« Attends, elle a vraiment dit ce que je crois qu’elle a dit ? demanda Rachelle.
— Heu… Ouais apparemment, lui répondit Mélissa.
— On avait pas mis un véto sur ce nom stupide ?
— On a aucun véto à mettre, je te rappelle que t’es pas encore élue, chérie.
— Ça ne saurait tarder, se renfrogna Rachelle.
— Allez, va. Tu pourra toujours changer le nom quand tu sera Maire.
— Et quand j’aurais trouvé l’abruti qui a foutu ce nom dans les papiers de déclaration, oui.

Mélissa gloussa, puis elle quittèrent le lieu de cérémonie et rentrèrent chez elles.

 

Normale ou pas, l’ouverture d’une université promettait un avenir radieux à la petite ville.

Écrit le 19 Fructidor 229.