La ville manquait toujours cruellement de force d’ordre. Il n’y avait pas de commissariat, pas de patrouille, même pas un seul agent municipal, il fallait faire venir la police nationale ou la gendarmerie depuis une ville voisine à 30 minutes de route si on en avait besoin. Si certaines et certains trouvaient ça acceptable, voire préférable, à une police présente au cœur de la vie civile, ça n’était clairement pas le cas d’Alìs Bettina. Iel avait comme ambition, au-delà du fait d’être dans la police, de devenir læ prochain·e super-héroïne local·e , d’enfin mettre un terme à la gangrène qui rongeait la ville depuis bien trop longtemps.

Il avait été de celles et ceux qui avaient fait de nombreuses manifestations et appels aux élu locaux et régionaux pour enfin investir dans les infrastructure policière ainsi que dans le recrutement de nouveaux membres, stationnés proche de la ville. Une force de police lointaine ne sert à rien sinon à vaguement rassurer les gens, et encore. Malgré les pressions de leur part, et le soutient de l’Ultrasim local, rien n’avait encore été fait. La réponse d’Alìs face à cet absence de mesure fut simple : devenir justicière sans l’accord de la ville. Après tout, c’est ce qu’avait fait l’Ultrasim local, et tout le monde ou presque lui en était reconnaissant. Certes iel n’étaient qu’ado mais iel ne se laissait pas arrêter par ça. Il y avait trop de corruption et de crime dans cette ville pour qu’iel se permette de ne rien faire.

Après avoir tenté de mener différentes enquêtes sur les crimes locaux, et notamment sur l’organisation criminelle qui semblait avoir fait main basse sur la ville depuis qu’iel était enfant, iel rencontra Ultrasim. Alìs avait son soutient total dans son entreprise. L’héroïne, ou le héros, avait trop besoin d’aide pour laisser passer passer une occasion comme celle-ci apparemment.

Bientôt, l’ado pourrait découvrir qui se cachait derrière la mafia locale et, avec l’aide de son héroïne, mettre enfin un terme à son hégémonie et ramener la tranquillité dans sa ville, iel en était certain·e.

Écrit le 3 Vendémiaire 229.